Une autre façon de découvrir l’Asie
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| Les épices et la soie font partie de l'histoire des pays d'Asie |
| De l'antiquité à nos jours, les épices et la soie ont toujours fasciné et suscité des convoitises et des passions. On aime les épices pour leur couleur, leur odeur et leur saveur et la soie fascine par sa richesse, sa texture et son mystère. Encore aujourd’hui, ces produits envoûtent de nombreux voyageurs qui décident de découvrir l’Asie par ses routes d’épices et de soie.
Épices précieuses
Les épices sont mentionnées pour la première fois dans un livre datant de 1900 avant J.C. alors qu’elles étaient transportées à dos de chameaux de Chine jusqu'en Égypte, où elles étaient échangées contre de l'or, de l'argent et des pierres précieuses.
Les Arabes contrôlèrent le commerce des épices pendant plusieurs siècles, et utilisèrent tous les subterfuges possibles pour protéger leur marché. A l'apogée de Rome, plusieurs siècles plus tard, les Romains utilisaient couramment les épices dans leur vaste empire (cuisine, parfums, médicaments...), mais elles disparurent avec la fin de leur civilisation, et il fallut attendre les premiers croisés, au début du Moyen Age, pour que les aromates fassent leur réapparition dans le nord de l'Europe.
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| Si les épices sont maintenant chose courante dans nos cuisines, elles étaient autrefois très précieuses |
| A l'époque, Venise contrôlait le commerce des épices et de l'or avec l'Orient; mais, la chute de Constantinople (Istanbul) devant l'Empire ottoman, en 1453, coupa Venise de ses anciennes routes commerciales.
Les aromates et les parfums épicés d'Extrème-Orient s'étant alors largement implantés en Europe, il fallut trouver de nouvelles routes. On se tourna alors vers la mer, et la construction de navires toujours plus sophistiqués aboutit aux grands voyages de découverte qui marquèrent le XVe siècle.
Enfin, au début du XIXe siècle, plus aucune puissance européenne n'exerçait de monopoles sur les épices et les prix commencèrent à chuter.
A l'époque médiévale, on avait pour habitude de parfumer la cuisine avec des herbes cultivées dans les « jardins de curés » et des épices nouvellement importées d'Orient par les caravanes et par les explorateurs qui passaient par Boukhara, important carrefour de la route de la soie, des épices et du thé.
Depuis lors, et à toutes les époques, notre cuisine a toujours été plus ou moins parfumée.
Aujourd’hui, les cuisiniers n`utilisent qu`une dizaine d`épices, tandis que dans le monde on en compte plus de 150 ! Safran, sésame, basilic, curry, poivre, cumin, thym…
Une histoire tissée de soie
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| La soie, tissus des plus précieux, vient des vers à soie et nécessite une très longue préparation avant de pouvoir être tissée |
| De son côté, l`histoire de la soie débute sa tradition en Chine au 17e siècle avant J.-C.. Elle va se poursuivre durant plus de trois millénaires exclusivement en Chine, car celle-ci vendait ce tissu précieux sans jamais en transmettre le secret. L`art de fabriquer la soie s’est ensuite progressivement transmis aux autres civilisations grâce aux espions de tous genres (moines, princesses, etc), mais aussi grâce aux pillards et aux marchands caravaniers.
Durant plus de 50 siècles la soie a été et reste encore aujourd’hui une des marchandises les plus appréciée dans le monde entier. Les soiries étaient l’atout essentiel des commerçants et c’est pourquoi la Route de la Soie, la plus grande route commerciale du Monde, vit le jour par le commerce de ce tissu. Les caravanes de chameaux chargées de tissus de soie, d`épices, de parfums et de bijoux passaient sur cette route et contribuaient aux échanges commerciaux et culturels entre Orient et Occident.
La tradition chinoise raconte que la soie a été découverte par l`impératrice Leizu lorsqu’un cocon de ver à soie tomba dans sa tasse de thé. Voulant l`extraire de sa boisson, la jeune fille commença à dérouler le fil du cocon et elle eut l`idée de le tisser. Depuis, la jeune femme reste dans la mythologie chinoise comme la déesse de la soie.
La soie quitta ensuite la Chine vers l`Inde dans la chevelure d`une princesse chinoise promise à un prince de Khotan. Cette dernière, refusant de se priver de l`étoffe qu`elle adorait, enfreint l`interdiction impériale de l`exportation des vers à soie.
Aujourd’hui comme à l`époque de la Route de la Soie, les tissus de soie sont extrêmement coûteux en raison de la matière première et des coûts de fabrication. En effet, sa fabrication est fastidieuse ! La soie est issue du cocon produit par la chenille du bombyx du mûrier (également appelée vers à soie). L`élevage des vers à soie, première étape de la fabrication de la soie, est appelé sériciculture. À la naissance, le ver mesure 4mm et passe les cinq premières semaines de sa vie à engloutir des feuilles de mûrier, pour atteindre 10cm à l’âge adulte. C`est pendant cette période que la chenille stocke dans son abdomen le liquide qu`elle utilisera pour tisser son cocon de soie. Il faut ensuite empêcher les chrysalides de se transformer en papillon, car en sortant du cocon, le papillon briserait le fil. Les cocons sont donc plongées dans de l’eau chaude pour dévider le fil de soie et l’enrouler à l’aide d’un rouet. Au naturel, le fil de soie est de couleur jaune doré. Il est alors lavé plusieurs fois jusqu’à ce que l’on obtienne une fibre de couleur blanc crème. La teinture s’effectue ensuite par immersion des fils dans des bains de couleurs bouillants. Les fils, une fois séchés, sont enroulés sur des bobines afin d’être prêts pour le tissage. Le tissage manuel de la soie est une activité longue et difficile qui ne se maîtrise qu’après plusieurs années de pratiques.
Aujourd’hui, dans les villes du pays on trouve de nombreux ateliers ou l’on fait ces fameuses soiries. Les batiks en soie de Boukhara, de Samarcande et de la vallée de Fergana, produits en masse mais éclatants de beauté constituent le matériel le plus utilisé pour les robes des femmes. Depuis peu, on y produit à nouveau des soies tissées main de grande qualité.
De nos jours, la soie reste un signe de luxe parmi les gens du monde entier. Les experts de la mode affirment que dans une dizaine d’année, la soie naturelle deviendra, comme il y a quelques siècles, le bien d’une classe privilégiée.
Festival de la Soie et des Épices
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| Depuis l'an 2000, la ville de Boukhara, en Ouzbékistan, située en plein coeur de la route de la soie, propose le Festival de la Soie et des Épices qui promet la découverte de ces deux richesses de l'Asie via de nombreux artisans, des expositions et des spectacles |
| Même après des siècles, les voyageurs continuent d’affluer au cœur de l’Asie afin de parcourir les routes des épices et de la soie. Devant tant d’intérêt, un festival s’est créé au coeur du désert, entre les dunes de sables rouges dans la ville de Boukhara, en Ouzbékistan. Depuis l’an 2000, le Festival de la Soie et des Épices y est organisé au mois de mai afin de rappeler l’impact de la soie et des épices sur le pays et le continent.
Le Festival se passe dans l`atmosphère historique de la vieille ville, au milieu des mosquées, des minarets et des coupoles marchandes. Les artisans et les artistes de différentes régions de l`Ouzbékistan et des pays voisins y présentent leurs meilleures oeuvres et expliquent toutes les étapes de leur fabrication. Les plus curieux peuvent même y participer, et les gourmands dégusteront les spécialités ouzbèques.
Tous les jours le festival est accompagné de musiques traditionnelles, de spectacles de marionettes et de funambules, de danses et de chansons animées. À la fin du festival, les soiries, les épices et les souvenirs rempliront les sacs et les coeurs des invités.
Quelques agences proposent des voyages dans cette région afin de découvrir les secrets des épices et de la soie. Informez-vous !
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